La cigarette électronique est-elle réellement dangereuse ?

La cigarette électronique est-elle réellement dangereuse ?

Le monde de la vape crée une véritable polémique entre les scientifiques pro et anti-e-cigs. Depuis 2012,  la percée de ce petit outil électronique dans le marché occidental a entraîné de vives réactions de la part des organisations de santé, des gouvernements et des chercheurs. Effectivement, la perception de la nocivité de la cigarette électronique diffère suivant les contrées, cependant, les préoccupations sur son caractère nocif sont universelles.

L’objet des grands débats autour de l’e-cig se fonde notamment sur la comparaison de la cigarette et de la vape. Etant donné que la vapoteuse propose un substitut nicotinique capable de toucher des millions de fumeurs, l’intérêt de la question gagne naturellement la sphère de la santé publique…raison pour laquelle les scientifiques étudient chaque petit détail sur les impacts du système électronique de la cigarette électronique sur le corps humain, à court et à long terme.

Cependant, les enquêtes ne parviennent pas à se rejoindre, entraînant des opinions différentes et des divergences de vision chez les utilisateurs et les observateurs. Alors que certains pays comme le Brésil ou la Thaïlande interdisent strictement l’utilisation du dispositif pour des raisons de prévention, d’autres systèmes comme ceux de la France ou de l’Angleterre ouvrent leurs portes à l’opportunité de sevrage offerte par l’e-cig. Mais qui a raison ? Comment déterminer si la cigarette électronique est réellement dangereuse ?

Doit-on se poser des questions sur la cigarette électronique ?

Adopter une vapoteuse revient à accepter son objectif premier qui est de faciliter le sevrage tabagique. Si vous vous posez la question sur les impacts sanitaires de l’appareil, vous devrez donc prendre en cause ce facteur primordial, car effectivement la cigarette électronique est potentiellement dangereuse dans la condition où il introduit de la nicotine dans le corps.

C’est un fait, la nicotine est une substance nocive pour l’être humain. Que ce soit à partir de la cigarette électronique, de la cigarette traditionnelle, des patchs ou autres substituts médicamenteuses, cet élément contribue à accentuer une dépendance et s’avère dangereux à partir d’une certaine dose (peut provoquer la mort à partir d’un certain seuil).

A partir de ce point, personne ne niera le facteur néfaste de la cigarette électronique, mais est-ce suffisant pour déterminer sa réelle nocivité ? Apparemment non, car il faudrait que le dispositif procure d’autres effets non liée avec la nicotine pour qu’on l’isole comme source de maladies… afin de prononcer son interdiction ou sa prescription. Bien évidemment, c’est autour de cette question que les vrais débats se posent et c’est également à partir des études qui se sont penchés sur le fonctionnement et les impacts inhérents à la cigarette électronique que nous allons définir son caractère dangereux dans cet article.

A quel point faut-il craindre la cigarette électronique

Une cigarette électronique est un matériel composé de multiples pièces électriques entremêlées dans un engrenage complexe pour chauffer ce qu’on appelle le e-liquide. Dans cette petite définition, l’introduction de la notion électronique et la chauffe d’une solution partiellement chimique nous amènent à poser des questions au même titre que les chercheurs.

En effet, plus d’une centaine d’ouvrages liés aux effets de l’atomisation d’un e-liquide ou encore la réaction chimique issue de la chauffe de la nicotine a été publiée dans un objectif de discréditation de la cigarette électronique. Certains sujets iront même jusqu’à incriminer le dispositif d’appareil plus risqué que la cigarette traditionnelle.

Cependant, les chiffres parlent d’eux-mêmes pour le vapotage, malgré la campagne acharnée qui pointe du doigt son caractère nocif. Dans un premier temps, la cigarette électronique enregistre un parcours sans faute depuis plus de 10 ans, car il n’accuse aucun décès directement relié à son usage. Dans un second temps, l’efficacité de la cigarette électronique en tant qu’appareil de sevrage a été largement prouvée par les statistiques par rapport aux autres dispositifs autorisés comme les patchs, les médicaments et autres thérapies. Cette étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université Queen Mary accompagnés de ceux du Kings College de Londres, de la London South Bank University et de l’Université de York, avait notamment exposé 886 fumeurs à des tests de sevrage à partir de patchs, de substances médicamenteuses et de cigarette électronique afin de vérifier leur efficacité. A l’issue de l’enquête 18% des vapoteurs ont réussi à quitter la cigarette tandis que 9,9% ont réussi à abandonner le tabac fumé à partir des autres produits.

Dans la même perspective, des chercheurs spécialisés dans les impacts de la nicotine vaporisée, tels que le Docteur Polosa ou encore le Docteur Farsalinos ont prouvé que les effets de la cigarette électronique à moyen terme étaient neutres. Les scientifiques ont effectué ces recherches en suivant de nombreux vapoteurs durant une enquête de trois ans, soit l’étude la plus sérieuse et la plus approfondie qui ait été réalisée par des équipes de chercheurs depuis le début de commercialisation de la vape.

Cependant, d’autres études continuent de dénigrer ces résultats, et pour offrir une subjectivité à toute épreuve, nous allons détailler chaque notion débattue pour sortir des opinions vérifiables et décisives sur le caractère nocif ou non de la cigarette électronique, ne quittez pas !

Pourquoi dit-on que la cigarette électronique est dangereuse

La cigarette électronique est-elle réellement dangereuse ?

Le petit appareil fournisseur d’aérosol attire toute l’attention de la communauté scientifique, notamment sur les impacts éventuels sur la santé publique. Adulé par certains, incriminé par d’autres, il est devenu difficile d’avoir une idée concrète sur son véritable potentiel. Aussi, la prise de décision sur l’adoption d’une e-cig ne ressort plus de la simple envie de sortir du tabac, mais dépend également des avis des experts. Afin de clarifier cette question une bonne fois pour tout (avec les moyens du bord), nous vous invitons à suivre les différentes approches de jugement d’une cigarette électronique, en partant de la base.

Connaitre le rôle et le fonctionnement de la cigarette électronique

Connaitre le rôle et le fonctionnement de la cigarette électronique

S’appuyer sur de simples allégations ne suffit pas pour déterminer les impacts de la cigarette électronique. Tout vapoteur a donc le devoir d’analyser les différentes compositions de l’appareil, son mode de fonctionnement avant de prendre une décision sur son adoption.

Pour commencer, il faut savoir que la cigarette électronique a été conçue pour sevrer le tabac. Effectivement, l’e-cig recèle un parcours intéressant qui retrace la recherche d’un substitut nicotinique capable de résorber la dépendance à la nicotine.  Il se fonde sur un système de chauffe électronique qui « vaporise » une solution contenant de la nicotine.

Pour la petite histoire, c’est Hon Lik, un pharmacien chinois qui a eu l’idée de créer ce dispositif pour écarter chroniquement l’addiction au tabac à partir d’un appareil électronique qui offre les mêmes sensations qu’une cigarette sans fournir de substances cancérigènes. En constatant la réussite de l’e-cig, d’autres fabricants se sont mis à démocratiser la pratique telle qu’on le retrouve aujourd’hui.

Ceci étant, si cette mission de sevrage mérite naturellement des éloges, il reste à déterminer les autres effets de la cigarette électronique en dehors de son efficacité. Eh oui, tout ce qui rime avec électronique ne convient pas systématiquement avec le corps humain, d’autant plus qu’il s’agit d’un appareil qui « transforme » une solution chimique (Propylène glycol, glycérine végétale, additifs, alcool, nicotine etc…) en vapeur à inhaler !

D’ailleurs, pour éclairer cette question, voici quelques éléments de réponse que les scientifiques méfiants de la vape ont proposés.

Que disent les études anti-vapes ?

La cigarette électronique est liée aux maladies cardio-vasculaires

La cigarette électronique est liée aux maladies cardio-vasculaires

Une recherche publiée par le Journal of the American College of Cardiology, un média scientifique dont la notoriété n’est plus à démontrer, a précisé qu’à l’issue d’une étude laborantine très approfondie, la vape serait dangereuse pour le cœur.

L’article indique notamment les effets néfastes sur le sang et les cellules du corps humain d’un e-liquide à différente concentration de nicotine. Il cite : “Des cellules endothéliales pluripotentes dérivées de cellules souches pluripotentes induites par l’homme (iPSC-ECs) et une approche par criblage à haut débit ont été utilisées pour évaluer l’intégrité endothéliale après exposition à 6 e-liquides différents avec différentes concentrations de nicotine et au sérum des utilisateurs de e-cigarettes”

En termes plus simples, les chercheurs attestent la dégradation des cellules endothéliales tandis que le « sérum » de la vape accélère les dérivés réactifs de l’oxygène ou DRO qui peuvent entraîner des maladies cardio-vasculaires.

Ces résultats scientifiques prouvent réellement la liaison entre la consommation de e-liquide et les maladies du cœur, cependant les études (comme d’habitude) sont accentuées sur des contextes isolés comme la relation directe entre la vapeur de l’e-cig et la dégradation des cellules, sans inclure les autres facteurs.

Ainsi, on déduira que l’usage d’une e-cig n’est pas conseillé si vous avez peur d’accentuer votre DRO, ce qui est tout à fait logique. Pourtant, les augmentations de DRO sont également expliquées par l’exposition excessive aux rayons du soleil, la fatigue, le stress ou encore les pollutions standards. Au final, l’usage de la cigarette électronique est aussi néfaste que faire du sport intensif ou s’exposer à la lumière du soleil, voire même respirer les gaz d’échappement  en ville… si l’on doit suivre à la lettre les recommandations de cette étude. Dans cette perspective, il sera plus sage de laisser l’e-cig pour réduire d’1 millième le risque d’accentuer le DRO.

La vape à l’origine des cancers

La vape à l’origine des cancers

L’une des raisons qui a mené les organisations internationales à affronter le tabac de la cigarette était liée au cancer. En effet, la fumée dégagée par la « tueuse » contient de l’arsenic, des agents de compositions, de l’ammoniac, du benzène, du cadmium, du cyanure d’hydrogène et bien d’autres.

Et bien que le processus de vaporisation procurant de la nicotine proposée par l’e-cig ait tenté de réduire ces éléments cancérigènes, une étude de l’Université de New a affirmé dans une étude de 2018 que la vapeur était également responsable de certains cancers.

Pour effectuer le test, l’équipe de chercheur a notamment exposé des souris de laboratoire au vapotage et qu’après douze semaine, ce qui équivaut à dix ans de vapotage chez les humains, les ADN des cellules de poumons des rongeurs ont été diagnostiqués malades. D’autres détériorations auraient également été constatées dans la vessie et le cœur.

Bien qu’aucune contestation de la part du camp pro-vapotage n’ait surgi, la publication de cette étude reste en suspens, étant donné que d’autres publications contradictoires et bien plus réalistes ont été enregistrées. Effectivement, l’University College London s’est également penché sur l’existence de ces éléments cancérigènes, mais cette fois avec une population humaine. L’étude a démontré que l’e-cig permettait aux fumeurs de diminuer les concentrations de produits cancérigènes à partir d’une analyse d’urine et de salive.

Quelles conclusions pour les gouvernements ?

Interdiction de vapoter

Méticuleux de la santé de leur population, les gouvernements du monde entier analysent différemment les impacts du vapotage sur la société. Par ailleurs, leurs avis requièrent une observation particulière afin de tirer des conclusions avisées sur le caractère dangereux ou pas de la cigarette électronique.

En effet, l’e-cig est un dispositif controversé qui alimente une campagne de sevrage efficace d’une part et une introduction dangereuse à la nicotine d’autre part. En ce qui concerne les lois sur le vapotage, les optiques sont très dispersées, sachant que certaines contrées comme la France ou le Royaume-Uni soutiennent la cigarette électronique avec quelques réserves, tandis que le Brésil ou encore la Thaïlande interdisent complètement le vapotage.

Pour recueillir des idées plus tranchées, nous pouvons revenir sur les lois en vigueur en Europe et notamment la TPD (loi sur les produits du tabac) qui inclut la vape dans le même panier que la cigarette. Ce dispositif reconnaît ainsi la cigarette électronique comme un produit similaire à la cigarette traditionnelle, dans le sens où il procure de la nicotine, mais sans plus.

En ce qui concerne les avis des décideurs politiques comme en France, le seul problème soulevé au vapotage revient également à sa capacité à fournir de la nicotine. Ainsi, les lois récemment adoptées limitent l’utilisation de l’appareil dans les zones fermées, les espaces publics ou encore dans les bureaux. Pour le reste, l’e-cig est interdit aux mineurs au même titre que la cigarette.

La cigarette électronique et la cigarette traditionnelle dans le même panier ?

La cigarette électronique et la cigarette traditionnelle dans le même panier ?

Pour éviter toute conclusion hâtive sur la comparaison faite par les autorités sur le vapotage et le fait de fumer, il convient de revenir sur les études scientifiques qui expliquent clairement la différence entre les deux, à l’avantage de l’e-cig bien évidemment.

Malgré la similitude entre le processus de vapotage et le tirage de la fumée d’une cigarette, de nombreux critères séparent les deux produits. D’une part, la cigarette traditionnelle introduit un processus de libération de nicotine à partir d’une exposition de tabac au feu. Ces facteurs suffisent pour incriminer la tueuse, étant donné le nombre incalculable de substances chimiques cancérigènes octroyées par cette fumée dont le plus craint est le goudron.

D’autre part, la cigarette électronique procure également de la nicotine, mais à partir d’un système de chauffe par vaporisation. La différence de température (qui est nettement moins élevée chez l’e-cig) empêche la libération de ces éléments chimiques retrouvés chez le tabac brûlé… d’ailleurs, les e-liquides ne contiennent d’aucune manière du tabac.

Une étude de l’organisme gouvernemental Public Health England avait affirmé en 2015 que le vapotage réduisait de 95% les risques de maladies par rapport à la fumée de la cigarette. En 2018, l’organisme est revenu sur la question pour lever le voile sur la comparaison systématique entre les deux produits en déclarant : «  Plusieurs milliers de fumeurs croient à tort que vapoter est aussi nocif que fumer […] Moins de 10% des adultes comprennent que la plupart des effets néfastes de la cigarette sur la santé ne sont pas causés par la nicotine ».

Pour aller plus loin, la revue scientifique Nicotine&Tobacco Research, support médiatique respecté mondialement, a tenu à séparer la notion de produits du tabac et la vape. Le professeur de psychologie biologique de l’University of Bristol, rédacteur en chef de la revue explique : « En Europe, bien que certains éléments de la réglementation sur les cigarettes électroniques soient contenus dans la directive de l’UE sur les produits du tabac, les dispositifs eux-mêmes ne sont pas appelés produits du tabac. Si tous les produits contenant de la nicotine dérivée du tabac étaient étiquetés comme “produits du tabac” à l’échelle internationale, les thérapies de remplacement de la nicotine seraient classées comme des produits du tabac, ce qui n’est manifestement pas le cas. »

Afin d’écarter cette qualification de produit du tabac dans le jargon de la vape, la revue s’est résolue à interdire toute comparaison entre le tabac et la cigarette électronique dans sa production médiatique…un exemple qui devrait être suivi par de nombreux supports journalistiques.

« Il y a beaucoup de débats en cours sur les méfaits et les avantages relatifs potentiels des e-cigarettes mais nous sommes fondamentalement une revue scientifique et nous devrions nous assurer que les termes que nous utilisons sont clairs, non ambigus et valides” conclut-il.

« Journal of Aerosol Science » l’étude qui dérange

« Journal of Aerosol Science » l’étude qui dérange

Bien que les fanatiques continuent d’impliquer la cigarette électronique dans le processus cancérigène, une étude publiée par le Journal of Aerosol Science a résumé les faits dans une recherche axée sur les risques de cancer de poumon pour les vapoteurs et les vapoteurs passifs.

Suivant les détails de l’étude, une expérience a été menée sur des vapoteurs et des vapoteurs passifs afin de vérifier le volume de particules. L’article se lit comme suit :

les effets cancérogènes potentiels dus à l’ inhalation d’aérosols générés par la CE ont été évalués au moyen d’un risque de cancer excessif tout au long de la vie Modèle (ELCR) capable de prendre en compte la contribution des particules submicroniques et supramicrones, en se référant à la surface des particules, évaluée sur la base de leur noyau solide uniquement, en chauffant l’aérosol à 300 ° C° C)) sont inférieurs à ceux de la cigarette traditionnelle. La valeur ELCR correspondante de l’aérosol CE traditionnel (6.11 à 7.26 × 10 −6 ) est inférieure de 5 ordres de grandeur à celle de la fumée de cigarette traditionnelle et aux valeurs guides définies par l’EPA et l’OMS. Les concentrations en nombre de particules sont égales à 6,30 à 9,08 × 10 3 parties. cm −3 avec une distribution bimodale (à 30  nm et 90  nm) et des concentrations surfaciques de 5,16–5,90 × 10 7  nm 2  cm −3 (à 300  ° C), respectivement, ont été mesurées dans un aérosol de seconde main de CE , conduisant à des valeurs extrêmement basses de l’ELCR en raison de l’exposition à un aérosol d’EC d’occasion (1,24-2,70 × 10 -8).

La cigarette électronique est-elle réellement dangereuse ?

Pour appuyer cette conclusion, le Dr Farsalinos (Grec), un grand spécialiste de la vape et fervent défenseur de la cause des vapoteurs a commenté : « Les auteurs ont utilisé des mesures de la taille des particules et de la distribution de la masse. Cependant, contrairement à l’argument scientifiquement erroné selon lequel seuls le nombre et la taille des particules importent, ils calculent le risque en utilisant la composition de l’aérosol et des particules en utilisant les données de la littérature. On a constaté que les cigarettes électroniques exposaient environ 10 µg de matières particulaires environ 100 fois plus élevées (PM 10).) par rapport au tabagisme. Les partisans fanatiques de la théorie des particules (qui est une interprétation erronée de la science et devrait être considérée comme un commérage plutôt qu’un débat scientifique sérieux) soutiendraient que les cigarettes électroniques vont multiplier par 100 le risque de cancer par rapport au tabagisme. »

Suite à cette déclaration, les détracteurs ont néanmoins tenté de discréditer ces informations à partir d’autres études plus ou moins légères. Cependant cette étude restera le meilleur argument en faveur de la vape contre la comparaison avec la cigarette électronique. Reste à convaincre les gouvernements et les fumeurs, comme Farsalinos l’a mentionné : « Je suis certain que cette étude ne générera aucune publicité. Ceci est très courant pour les études montrant des résultats positifs sur les cigarettes électroniques. Après tant d’études publiées au cours des dernières années, les fumeurs croient toujours que la cigarette électronique est aussi nocive ou plus nocive que le tabac. Triste pour la santé publique… »

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